Programmation 05
Merci aux photographes : Patrick Roy, Antoine Gatet, Ghyslain Bertholonets


Stéphane Durand(artiste)
Villeurbanne (69)

Rue de la Paix (installation urbaine)

Par tradition, le 8 décembre est un moment où un grand nombre d’habitat se pare de lumière. De la cité, émanent les témoins lumineux de la vie privée de ses habitants.
Mon projet développe cette idée d’intimités multiples qui contribuent au scintillement de l’agglomération.
A l’échelle d’un terrain vague, une ville émerge. Balisant cette surface vacante, des modules semblables a des maisons de Monopoly nous suggèrent la maquette d’un projet à venir. De plus près, ces volumes, (réalisés à partir de panneaux de permis de démolir) nous rappellent des cabanes de fortune portant l’inscription de leur irrémédiable destin.
Ville nouvelle, ville éphémère, bidon ville lumineux ; cette proposition évoque la délicate question du logement dans une mise en abîme de la notion même d’habitat .
Par le contraste des matériaux, en jouant sur le rapport d’échelle cette micro ville questionne notre rapport au paysage urbain en perpétuel renouvellement.

Un grand merci au Foyer Notre Dame des Sans Abris et Mr Bourron pour la mise à disposition de leur parking.
Crédits photos Patrick Roy.


Benoît Fournier Mottet(designer)
Malansac (56)

Mµ (sculpture, intervention urbaine)

Mµ, le détournement d’un objet de consommation déifié, encombrant, polluant mais si pratique.
Objet envahissant le paysage urbain, et si peu esthétique. Cette sculpture joue avec un élément de notre modernité et avec la perception que l’on en a.
Mµ est né de l’idée de donner une autre dimension à un élément banal de notre environnement visuel.
Mµ c’est une vision un peu poétique, chimérique du dérisoire de notre quotidien.

Projet ayant reçu le soutien technique de l’entreprise Chomarat Composite, de l’école Supérieur d’Art de Lorient. Un grand merci à Matthieu Bouland, Sébastien Lopez et Vincent Lantin pour la réalisation du moulage.

Un grand merci à l’association Regards Géographiques pour son aide à la réalisation du projet, ainsi qu’à la société CHOMARAT Composites.
Crédits photo Patrick Roy.


Gaële Braun (artiste)
Lyon (69)

Quotidien lumineux (installation lumineuse)

L’empilement des packs d’eau est un écho lumineux qui dialogue avec l’urbain, tant par sa forme que par ses composants.
La nuit, l’installation urbaine est éclairée de l’intérieur, sa lumière verte rappelle les végétaux,. Elle est diffusée et transformée par les packs d’eau.

La présence des packs d’eau est appropriée pour trois raisons :

1- L’aspect « livraison » souligne la vie courante et commerçante du quartier.
2- Le choix du matériau (l’eau), est l’élément vital et commun aux végétaux et aux êtres humains.
3- L’aspect architectural fait écho à la grande longère de l’îlot d’amaranthes.

Un grand merci à Emmanuel Louisgrand pour la mise à disposition du jardin artistique l’Ilot d’Amarantes, ainsi qu’à Mr Tronel du Groupe CASINO.
Crédits photos Patrick Roy.


Ecole e | m | a Fructidor (étudiants)
Chalon sur Saône (71)

Berlioz2 (installation sonore lumineuse)

Les étudiants de l’école e|m|a|fructidor ont imaginé, dans le cadre premier de la fête de la musique de Chalon sur Saône, une installation sonore et lumineuse. Un objet extra-terrestre (cube de 4 mètres de côté) s’est momentanément stabilisé dans un lieu public, tout en laissant une trace sur les lieux où il s’est déjà posé. Il prend vie en diffusant des sons ; la lumière le sculpte de l’intérieur ; il devient alors un monolithe lumineux. En 12 minutes, quelques artifices se laissent entrevoir. On peut deviner un côté humain grâce à de discrètes ombres. Les lumières expriment le changement d’humeur du cube, qui livre en lui-même une bataille entre Berlioz et des musiciens inexpérimentés.

Un grand merci à Mr Sarkissian pour le prêt de son local.
Crédits photos Patrick Roy.



Caryl Lambert(artiste protéiforme)
Lyon (69)

J’déborde (installation)

J’déborde naît d’un accident domestique heureux : une baignoire qui déborde. L’eau est ici lumière, puis
elle dégringole, courre dans les caniveaux, éclaire et s’éclaire, file par un égout, on ne la reverra plus, ou alors par tâches, des pincées de lumière, des p’tites poussières jaunes qui brilleront, quelque part sur le Rhône, plus au sud, et bien plus tard.

Un grand merci à Emmanuel Louisgrand pour la mise à disposition de l’Ilot d’Amarantes.
Crédits photos Patrick Roy, Caryl Lambert.


Pierre Gallais et Julien Grosjean(plasticien – musicien)
Lyon (69)

Trait d’union ou ligne de fuite (installation lumineuse et sonore)

Confinée en des lignes électroluminescentes, la lumière fuit le volume pour voyager dans l’espace. Traversera-t-elle le mur du son ? Elle profitera plus simplement de l’ouverture d’un vasistas pour quitter l’obscur atelier et risquer l’aventure du tumulte de l’éclairage urbain.

Crédits photos Patrick Roy.

Jean-Charles Paumier
(artiste)

Lyon (69) Sortie d’usine (installation)

« Sortie d’usine » est un dispositif lumineux mettant en scène un système d’éclairage de sécurité, que l’on retrouve dans différentes architectures, confrontant et mettant en tension deux notions opposées, le naturel et l’artificiel. Ces BAES (bloc autonome d’éclairage de sécurité) deviennent donc des éléments, matériaux de construction pour réaliser un mur lumineux qui répète un message de revendication. Ce message serait la métaphore d’une manifestation d’ouvriers qui auraient été « sortie d’usine » définitivement. Une tension entre le naturel et l’artificiel, la nature et l’architecture ; tous deux rassemblés autour de cette « lumière » qui crée un espace étrange, inquiétant et merveilleux à la fois, l’espace urbain.

Un grand merci à Yann et Stéphanie Milton pour le prêt de leur garage, remerciement à COOPER Menvier.
Crédits photos Patrick Roy.


Hugues Tardieu
(architecte)

Lyon (69)

L'AMPOULPE (installation)
« La rue se retrouve tout à coup parasitée, mutée par une créature étrange : un immense bloc d’eau s’est greffé sur la façade de l’atelier 43.
... Il inonde la rue d’une lumière bleutée, douce et diaphane...
... Entre l’intérieur et l’extérieur, il utilise autant que révèle l’architecture du lieu dans lequel il s’est installé...
... Il délimite un espace mou et abstrait, modulable et tangible, d’ombre et de lumière...
... Il décrit son univers par un télescopage de plans vidéos et de rythmes sonores illustrant différentes ambiances aquatiques.

Tout semble figé dans une atmosphère où le spectateur est rapidement cerné par une matière impalpable qui ruisselle autour de lui : on est bercé par les différents halos de lumière et par la musique mécanique des clapotis... Notre temps s’arrête quelque instant pour épouser celui de l’eau : depuis la rue et dans l’atelier (niveau RDC) nous avons une lecture de la partie émergée de l’iceberg; puis la suite du parcours nous emmène logiquement vers un univers englouti (sous-sol atelier) qui nous fait glisser doucement dans les profondeurs sombres et sereines d’un monde subaquatique.

A l’intérieur, une ampoule suspendue, seule au milieu de l’espace, descend depuis un mur d’eau au-dessus de notre tête, par un filament extrêmement fin dont on ne distingue plus l’origine.
Par une cadence stroboscopique, la lumière tombe au goutte-à-goutte.
L’ampoulpe respire lentement. »

NOTA BENE : cette installation artistique, proposée dans le cadre du festival SUPERFLUX_05 (cf. « 8 décembre, fête des lumières de Lyon édition 2005), cherche à faire basculer, quelques soirées durant, l’ensemble des spectateurs dans un univers fantastique, calme et impalpable, par le biais d’une scénographie s’articulant sur un travail simultané et un rythme synchronisé entre le son, la lumière et l’image d’une eau venue de nulle part...

Liste des intervenants :
Scénographie et design lumière : Hugues TARDIEU & Eric PRANGE, architectes DPLG
Créations sonores : Fabrice FALTRAUE, créateur sonore
Créations vidéos : Cyril BESSE, réalisateur de films d’animation

Crédits photo Patrick Roy.


Anna Iwansson (designer)
Lyon (69)

Dallra (installation lumineuse)

Quelque chose de fragile, de volatile, a toujours une part de grâce qui
n’existe pas dans un objet plus concret. Ces lumignons éphémères sont un
hymne au froid qui ne survivront pas à la fête ; ils s’effaceront doucement,
sans rien laisser derrière eux, juste une flaque d’eau qui s’évaporera avec
le temps, ou disparaîtra dans la terre.

Un grand merci à Mme et Mr Ribeyre pour la mise à disposition de leur jardin.
Crédits photo Patrick Roy.


Kristina Depaulis
Limoges (87)

Phototaxie (installation-performance)

(phototaxie : n.f. en biologie: mouvement d’un organisme déclenché par la lumière)
Mise à disposition de trois chariots et de leur mode d’emploi, sous forme de prêt, dans un espace défini comme zone de stationnement.
Mise en situation du corps à l’horizontale impliquant une exploration inhabituelle de l’espace orientée par un éclairage au sol.
Mise en jeu de contraintes. On ne se déplace pas en regardant devant soi mais sous soi. Ce sont les bras qui marchent.
Mise en scène de son corps. La pratique de l’objet dans l’espace public implique le regard de l’autre sur soi. Mais si l’on est visible de tous, ce qui est perceptible dans l’objet ne peut l’être que par soi.
Mise en « appropriation ». Le sol perçu ainsi de manière individuelle constitue un espace imaginaire qui s’élabore au fil du déplacement.

Un grand merci à Emmanuel Louisgrand pour la mise à disposition de l’Ilot d’Amarantes.
Crédits photos 1 à 5 Patrick Roy, photos 6 à 9 Antoine Gatet.

Victor Vieillard et Sara Degouy(designers d’espace)
Lyon (69)

Superbonux (installation lumineuse)

Scène du quotidien dans les pays méditerranéens, au premier rayon de soleil, les linges sortent et égayent les façades. Mais à Lyon, ville de lumières, c’est au clair de lune qu’un étrange phénomène se produit. Certaines nuits, les habitants du quartier font leur lessive dans l’effervescence, et c’est alors qu’un drôle de ballet se produit. Draps et linges lumineux, comme magiques, flottent au vent dans le flux et reflux de l’air tandis que des milliers de bulles de savons irisées s’échappent des fenêtres où ce moment du quotidien devient magique.
Venez vous plonger dans l’univers pétillant de Superbonux où la lumière n’est pas un luxe!

Un grand merci à Christophe Cloarec ainsi qu’aux habitants de la cour du 31 rue Chalopin.
Crédits photo Patrick Roy.

Etude Action
technique photographie numérique

Conception : Atelier mazagran
Prise de vue Pierre Laborde
2005

projection vidéo sur vitrine Le principe qui a été reconduit ici est le même que nous avons réalisé avec les habitants du 13 rue mazagran
Il s'agit de fabriquer de la lumière avec l'image des personnes qui occupent les lieux.
Et l'image des personnes est ensuite projetée au sein même de ces lieux.
La photographie comme l'indique son éthimologie est une écriture de lumière. Il s'agit ici de fabriquer de la lumière avec le corps des personnes.L'obturateur reste ouvert 30 secondes et l'indication
de base, au début de la prise de vue, est la suivante "si vous restez plus de 5 secondes immobile votre image sera blanche, on ne verra qu'un éclat de lumière: une surexposition en quelque sorte. Alors chacun est obligé de se mouvoir , se se froler, se toucher dans
l'espace restreint du décor de studio.
Pendant une heure environ les personnes jouent donc devant l'objectif. Petites scènes chorégraphie improvisé ... des
personnes qui se connaissent à peine (dans le cas de la prise de vue dans l'immeuble, se mettent à jouer ensemble un jeu qui dure environ 30 secondes. Lien social ? IL S'AGIT EN TOUT CAS D'UNE RENCONTRE. Il est rare qu'une retraité et des étudiants trouvent des jeux communs. L'aspect festif émane rapidement desimages. Il se passe quemlque chose d'inhabituel devant l'objectif. Le photographe dirige l'aspect technique en indiquant les limites du champ, compte de temps, propose éventuellement des mouvements de personnes ... mais une sorte d'alchimie se produit et les personnes jouent avec leur images et entre elles, un jeu improvisé. Sur l'écran on a parfois l'impressiond'assister à un feu d'artifice.
C'est la fête des lumières !!!
http://fr.messenger.yahoo.com

Crédits photo Patrick Roy.Crédits photo Patrick Roy.
Maro Avrabou / Dimitri Xénakis
(plasticiens)

Paris (75)

Effet de serre (sculpture, intervention urbaine)

La voiture, devenue un élément incontournable du mobilier urbain ; petit univers clos ; intérieur en mouvement; source d’innombrables pestilences.
La radio distille dans la même minute les inquiétudes quant à la
canicule, l’effet de serre, suivies par des publicités pour la
climatisation des véhicules.
Sans que quiconque n’établisse consciemment le lien.

Ce projet inscrit l’objet automobile comme dans une continuité
imaginaire: Serre, et cause de l’effet du même nom.

Un grand merci à la société ACIS-Conseils pour son aide à la réalisation du projet.
Crédits photo Patrick Roy.

Clémentine Gatel et Yann Nicolas (artistes)
Paris (75)

La lumière des rêves (projection vidéo)

Le spectateur est enveloppé par une musique énigmatique et enfantine. La projection vidéo commence par la lumière faible et fragile d’une bougie qui dessine le visage d’un homme. Cet homme allume une à une les bougies autour de lui avant de disparaître dans l’obscurité. «La lumière des rêves» est un hommage au peintre Vermeer et ses portraits intimistes où la lumière modèle le personnage et son environnement. Le clair obscur dans sa peinture est retranscrit en vidéo par le seul éclairage des bougies qui lui donne intemporalité et romantisme. La musique composée par Ecoplan plonge le spectateur dans un univers de rêve.
vidéo de 2‚20 / musique Ecoplan.

Un grand merci à Vincent Girard pour le prêt de son atelier.
Crédits photo Patrick Roy.

Florence Girardeau(artiste)
Paris (75)

À Distance (projection vidéo)

A distance : c’est la distance qui sépare la vidéo projetée de son origine, là où on a choisi de la voir et où elle sera nette.
C’est la distance annulée entre deux peaux collées. Distance : di-stances, c’est aussi deux stances, deux strophes d’une même chanson.
Le trou de la serrure par lequel on observe fonctionne ici à l’envers.
Abstraite et tactile, l’image est une ligne entre deux peaux, deux lumières, deux couleurs, deux mouvements.

Un grand merci à Mr Sarkissian pour le prêt de son local.
Crédits photos Florence Girardeau.

Cédric DARBORD (artiste photographe)
Lyon 69 LYON LA NUIT : TERRAIN DE JEU PHOTOGRAPHIQUE

(diaporama) Succession de photographies graphiques et nocturnes
alternant vision de Lyon sous des angles inhabituels
et images plus abstraites.L'intégralité des images est issue de balades nocturnes
dans cette ville lumière qui se révèle terrain de jeu photographique.

www.cedricdarbord.info
Quarti dartist, La Briqueterie
Amiens (80)

Coquillette (installation lumineuse)

Une coquillette lumineuse qui éclaire notre enfance... C'est la fête des mères !
Ô toi maman !
Ma lettre d'amour
Ce collier de coquillettes...
C'est la fête des pères !
Ô toi papa !
Ma lettre d'amour
Cette boîte à camembert revêtue de sa plus jolie parure : la nouille évidemment...
C'est un soir, un soir trop grand !
Ô toi mon enfant !
Ce poème en prose
Sans pied ni feuille
Mais écrit dans ma soupe avec des lettres
Des lettres en pâte
Dans un alphabet nourrit d'espoir... La coquillette, ce formidable matériau pour œuvre d'art pour précoces !...
Il est à la fois si petit, si fragile, si simple. La coquillette est une œuvre d'art à elle toute seule avec cette ligne parfaitement tendue, ce croissant et ce trou, symbole de la face cachée de la lune, de la part mystérieuse dans toute œuvre d'art...
Voilà une led-coquillette qui éclaire nos nuits à la manière d'une luciole, poétiquement, parcimonieusement, d'une lumière verte.

Un grand merci au collectif Kolle_Bolle pour le prêt de leur vitrine.
Crédits photo Patrick Roy.
Jacques Rival (architecte)
Lyon (69)

Archizip light (installation lumineuse)

Archizip depuis sa naissance a toujours voulu associer divers champs de création dans l’objectif de créer des espaces habités globalement par une intervention artistique : ne pas mettre en scène des œuvres pour elles mêmes, mais une installation capable de mettre en connection le spectateur et le travail proposé : chercher la globalité et l’enveloppe esthétique.
L’ephémerité d’archizip en tant qu’exposition a donné lieu indirectement à un objet – Archizip Light – fruit d’une volonté de figer par l’objet un concept toujours en mouvance.
archizip light est un caisson lumineux recto verso, avec deux façades amovibles permettant l’interchangeabilité des visuels à adapter sur l’objet, et lui donnant une grande liberté de mise en scène, chacun pouvant personnaliser son caisson à son gré.
Multi usage, son caractère novateur réside dans la possibilité de changer aisément les visuels ; ses caractéristiques techniques participant à l’esthétique de l’objet.
Archizip light ne trouve sa pleine existence qu’à travers son utilisation, sa personnalisation : design graphique, photo, message... il devient donc lien entre l’objet proprement dit et ce que l’artiste qui sommeille en nous veut raconter : il n’existe pas pour lui-même mais par son appropriation.
Meuble et mobile, on le contourne, le bouge et le place, il se dédouane de toute limite et crée un nouveau lieu ; un autre repère.

Un grand merci à Kolle_Bolle pour le prêt de leur local ainsi que Pascal Carré pour le prêt de la vitrine de l’agence Languages and Travel.
Crédits photos Patrick Roy.


Les Inattendus
Lyon (69)

En prologue aux Inattendus, festival de films (très) indépendants, qui se déroulera du 23 au 29 janvier 2006, projection d’un programme de vidéos expérimentales le 9 décembre à la Boulangerie du Prado, de 19h à 22h.

Programme :
Quincaillerie De Boris FIRQUET (Canada) - 2004 ˆ 4 minutes 36 secondes
Pure juice De Boris FIRQUET (Canada) - 2001 ˆ 11 minutes 16 secondes
Optical Action De Ian HELLIWELL (Brighton, UK) - 2004 ˆ 4 minutes
Filmosounds De Ian HELLIWELL (Brighton, UK) - 2001-04 ˆ 5 minutes
Une ville carrée De Dong FENGCHEN (Chine) - 2003 ˆ 14 min 45 sec
Plus loin que la nuit De Robert CAHEN (France) - 2004 ˆ 10 min

Stratégie, geste et signe De Pierre-Yves CRUAUD (Montpellier) -2004 ˆ 6 min 15 sec

Un grand merci à la Boulangerie du Prado pour le prêt de son local.
détails sur www.inattendus.com

Marielle et Dominique Mathieu (designers)
Paris (75)

Vanus (installation)

Cette structure en bois évoque à la fois un autel et l’envers du décor. Elle est une Vanité contemporaine, qui exprime une forme de solitude car à la fonction religieuse spectacularisée (celle du 8 décembre lyonnais), elle substitue une question de fond, portant sur le sens de l’hommage. Ce qui nous intéresse, c’est l’absence potentielle de bougie, la magie compensatrice de l’électricité, la dramaturgie née des univers nocturnes, et les chimères de l’art contemporain.
Le titre « Vanus » issu du latin, signifie « vain » mais surtout « vide ».
Ce mot, par son ridicule, met à distance la gloriole de l’art contemporain et relativise notre propre intervention. Nous sommes designers, notre approche de l’art contemporain est donc relativement décomplexée quoique nous tenions à l’aborder sérieusement.

Un grand merci à Rodolphe Roellinger pour le prêt de son atelier.
Crédits photos Patrick Roy.

Ghyslain Bertholon(artiste)
Saint Etienne (42) et Essen (Allemagne)

Fumées noires pour nos nuits blanches (intervention urbaine)

Dans la nuit du 25 au 26 août 2005, dix-sept personnes, dont six enfants, ont péri dans l’incendie d’un immeuble « vétuste ». Quatre jours plus tard, sept personnes dont quatre enfants, mourraient dans les mêmes conditions. Toutes les victimes étaient d’origine africaine. Tout cela s’est passé à Paris, en France. Ici.
Fumées noires pour nos nuits blanches est une pièce qui interroge nos consciences sur ce phénomène en mettant en scène un incendie spectacle au cœur de la ville. Ici, le feu est de pacotille et reprend le principe des cheminées de salon purement décoratives (flammes artificielles).
Un feu sans fumée.
Un feu silencieux pour des flammes qui éclairent nos nuits blanches.

Un grand merci à Eric Deboos et Laurent Lucas pour le prêt de leur local.
Crédits photos Patrick Roy (photos 1) et Ghyslain Bertholon (photos 2).

Guillaume Perez et Amandine Rué
(plasticiens)

Lyon (69)

Nuit américaine (intervention urbaine)

La nuit américaine, fausse nuit de cinéma, sert de point de départ à l’élaboration d’un scénario où le spectateur collabore activement. C’est muni d’une carte et d’une lampe de poche UV qu’il «  révèle »  une dizaine de wall paintings phosphorescents (donc quasi-invisibles à l’oeil nu). Le spectateur découvre un espace urbain que ses yeux et son imagination ont déjà parcouru en songe ou par procuration dans la peau de dizaines de flics, bandits et autres héros télévisés. A la fois parcours dans la ville et dans l’imaginaire collectif, Nuit américaine invente un espace fictif qui se construit au fil d’une déambulation, invitant chacun à se prêter au jeu d’une expérience individuelle au sein d’un imaginaire collectif.

Crédits photos Patrick Roy.

Frédéric Rouarch
(artiste)

Lyon (69)

Exposition de Frédéric Rouarch dans l’annexe de la Galerie Roger Tator (exposition en cours, www.rogertator.com). Au croisement de la sculpture, de l'architecture et du design, les constructions de Frédéric Rouarch parasitent leur espace d'accueil en se greffant très précisément sur les configurations qui les génèrent. Par l'exercice de la poussée, de l'encombrement ou de la pénétration, elles en testent également - non sans une certaine violence - les limites et les contraintes. Nous sommes alors invités à nouveau parcours intérieur ou extérieur, souvent révélateur d'une part occultée de l'architecture, toute obstruée ou partiellement recouverte soit-elle.
Anne-Giffon Selle, juillet 2005.
Laurence Dion
(photographe)

Chambéry (74)

Through the looking glass (installation photographique)

Au loin, on dirait des lucioles qui brillent ; le visiteur se rapproche, il observe maintenant ; des contours se précisent. Ces lumières sont des images… Mais, il est trop tard, il est désormais aspiré dans un monde aux dimensions éclatées.
Dans ces psychés brisées, ce n’est plus nous que nous voyons, ni des images volées de notre environnement. Comme des brèches dans notre réalité, elles jouent avec nos repères, pour nous emporter dans un univers où l’on doit se situer entre réel, ombres chinoises et images d’Epinal.

Un grand merci à Mr Vialle de la Papeterie Servet.
Crédits photo Patrick Roy.


Blux / Benoît Mathonnet
(artiste)

Pont de Claix (38)

Station «mire»! (installation et projection)

Mire : dessin de traits de largeur et de couleurs différentes.
S’inspirant de la TV comme de l’arc en ciel, des «signaux de lumière» projetés sur une surface sensible invitent le public à stationner pour s’imprégner de couleurs.
Ces couleurs sont émises par différentes machines visuelles qui les composent, les décomposent, les soulignent.
Paré de «lunettes mire», il découvre alors des changements dans la perception visuelle : les couleurs se superposent, se mélangent, s’annulent produisant diverses variations colorées.
une expérience ludique testant notre sensibilité à la couleur...

Un grand merci à Mr Benitah de l’agence MBR.
Crédits photo Patrick Roy.

Arno Piroud
(artisto)

Paris (75)

Luciole rouge (installation lumineuse)

Le projet est de continuer mon travail sur les prostituées pour le 8 décembre 2005. Depuis 3 ans j’ai présenté des pièces traitant de cette étrange façon de s’approprier l’espace urbain, par des camionnettes, par des affichettes fluorescentes, ou par des silhouettes en tube rouge clignotant pour cette édition. J’utilise ce matériau qui est réservé d’habitude pour des enseignes lumineuses.
Cette oeuvre prendra place dans une vitrine, comme les prostituées placées «habituellement» en ville à Amsterdam ou ailleurs.
Pour information, les prostituées dans leurs camionnettes se font appeler les « lucioles noires « à Lyon.
Je reprends ce nom en le décalant, pour mon titre.

V’love (installation)

V’love traite des réseaux de prostitutions lyonnais via les affichettes autocollantes fluorescentes qui fleurissent notamment sur les poteaux de feux tricolores routiers. Ce projet allie un regard interrogateur sur la multitude de ces prénoms et numéros de téléphone et la manière dont je les collecte méticuleseument. Lors de mes nombreux déplacements en vélo dans toute l’agglomération lyonnaise que je décolle ces invites lubriques. Ensuite pour les transporter, je les fixe sur les rayons des roues de mon vélo.
Les présenter pour le 8 décembre 2005 est l’occasion, une fois de plus, de mettre en lumière ce sujet brûlant aux abords du Grand Lyon.

Un grand merci à Mr Letierce et la Régie LETRA pour le prêt de leur local. Crédits photos Patrick Roy.
Patrick Giraud
(sculpteur et transportation designer)

Paris (75)

Orion (petit scooter lumineux)

Etoile en O de la constellation d’orion
il s’illumine une fois chez vous
lampe rouge de chaleur profonde
lumière de l’espace
espace traversant
ombre s’inscrivant
sur le sol en contraste
comme si le vide était le visible.

Un grand merci à Erick Saillet pour le prêt de la vitrine de son studio.
Crédits Photo 1 (Patrick Roy) - Photos 2 et 3 (Patrick Giraud).


Sandrine Clavel
(designer)

Marseille (13)

Nappe&lampe (installation, broderie au boutis)

(Concevoir de nouveaux objets à partir de savoir-faire artisanaux anciens)
nappe&lampe est une nappe dans laquelle est directement intégrée la source lumineuse.
En me basant sur la technique ancienne de broderie au boutis, je modifie certains paramètres comme les outils ou les matières, je détourne ce savoir-faire artisanal : au lieu du coton habituellement utilisé pour rembourrer les deux épaisseur de tissus, je choisis d’y placer une source de lumière.
J’ai une préférence pour les savoir faire anciens. Cette démarche me permet de faire le lien entre l’artisanat et le design. Il y a aussi la notion de transmission.

Un grand merci à Emmanuel Lopez pour le prêt de sa carrosserie.
Crédits photos Patrick Roy.


Marion Favre
(designer)

Chaponost (69)

Super sans réserve (installation)

«Super sans réserve » se construit à partir du constat que nous entretenons un rapport de plus en plus consumériste à l’art, de la même façon qu‚à beaucoup d’autres choses de notre vie quotidienne. Sur une série d’enseignes lumineuses d’inspiration publicitaire, des logos de signalétiques liés à la surconsommation pétrolifère se mélangent au sigle de SUPERFLUX 05.

Un grand merci à Emmanuel Lopez pour le prêt de la Carrosserie Lopez.
Crédits photo Patrick Roy.

Igor Fouletier (artiste musicien)
Lyon (69)

L’Igorcube (performance, installation sonore et lumineuse)

Une molécule instable et cohérente, un système équilibré. Un instrument de jeu.
L’Igorcube (2mx2m) est fait de cubes de diverses tailles, sensibles au toucher pour déclencher des sons, et laissant filtrer des éclats de flash. Dans la Pénombre et sonorisé en multipoint 5.1, c’est une véritable expérience de perception sensorielle spatialisée. Les matériaux sont « naturalistes » : corde, bois, cloisons de carton plume. La structure est en mobilité/équilibre permanent. On touche les façades des cubes et on crée de la musique. Selon les manipulations sonores, on amplifie la fréquence des flashs, l’amplitude des mouvements, et les possibilités de manipulation sonore.

Un grand merci à Emmanuel Lopez pour la mise à disposition de la Carrosserie Lopez
Crédits photo Patrick Roy.


Daniel Gillard - GDArchitectures (architecte)

Montreuil (93)

Electrochoc (scénographie)

Une ligne mystérieuse entre deux rives, fait jaillir une étoile, un éclair, filament dans le ciel. Un éclair artificiel d’une lumière si blanche, révèle en fractal toutes les lumières du jour, spectacle d’un éclat aléatoire.
Cette étoile, étincelle crépitante suspendue, est le signal, le repère, le point de départ, invitant le promeneur à changer d’univers, à passer du réel à l’irréel.
Cette mise en scène symbolise le passage à cette Fête des Lumières, laissant apparaître des lieux majestueux et fantaisistes.

Un grand merci à Mme et Mr Manginot de la Régie Athénaïs et aux habitants de la cour du 37 rue d’Anvers.
Remerciement à la société SAMES
Crédits photos Patrick Roy.

Nicolas Garait et Guillaume Landron (artistes)

Lyon (69)

Scripted space #2 (HOME)

A partir d’images tournées à proximité du lieu où Stanley Kubrick tourna Orange Mécanique, Scripted Space #2 (HOME) se joue comme un parcours. D’une enseigne lumineuse extérieure indiquant le mot HOME jusqu’à une sculpture reprenant ce même mot, d’un caddie renversé au sol jusqu’au film proprement dit, la lumière traverse toute les salles, et rythme les différents éléments mis en scène. Désenchantement des utopies urbaines, fin de fête illuminée de lumière artificielle, course-poursuite en caddie achevée dans l’eau de la Tamise, SS#2 est conçu comme le piège d’un mot a priori accueillant alors même qu’il invite à pénétrer dans un espace désabusé.

Programmation sonore et lumineuse : Max Bruckert
Avec le soutien du GRAME – Centre National de Création Musicale (Lyon)

Un grand merci à Mme et Mr Manginot de la Régie Athénaïs pour le prêt de leur local.
Crédits photos Patrick Roy.

Renaud Denier, Stéphane Stribick, Caroline Alvarez, Emilie Blusson

(Etudiants de l’Ecole des Beaux Arts de Lyon)

Lyon (69)

Chimères (légendes urbaines) Le Monstre d’Anvers-et-Contretout :

Le Monstre d’Anvers-et-Contretout :
Depuis des temps immémoriaux, le Monstre d’Anvers-et-Contretout, entre dragon chinois et Jabberwocky, apparaît autour du 8 décembre à l’angle des rues d’Anvers et Reinach. Des générations de gones ont construit son mythe en propageant d’effroyables rumeurs sur les colères soudaines et violentes de la créature hiératique.

Le Miracle de San Chalopin :
La légende dit que jadis, un pèlerin menacé par le Monstre d’Anvers-et-Contretout se réfugia à cet endroit sous une auréole miraculeuse qui aveugla le prédateur, l’éloignant pour quelques temps de la région. La tradition veut que l’on se protège du monstre en faisant un vœu sous l’auréole.

Un grand merci à Mme et Mr Manginot de la Régie Athénaïs ainsi qu’à Madame Colangelli pour avoir permis aux artistes de réaliser leur projet.
Crédits photos Patrick Roy.


La Mercerie (Collectif) et Michel Jeannès
(artiste)

Lyon (69)

Anvers-auto (enseigne lumineuse)

«Anvers-Auto» est un «délaissé lumineux». Pour la quatrième année consécutive, Michel Jeannès et la Mercerie participent à Superflux en rallumant ce caisson lumineux d’un ancien garage rue d’Anvers. Jouant sur le langage, Anvers-Auto est auto-renversé, teint en vert. Il n’en garde pas moins sa place de mobilier ou signe urbain. Sa réanimation spécifique pour Superflux le charge d’année en année et l’instaure comme marqueur d’une chronométrie et révélateur de contexte. Une vidéo, dont le tournage est en cours depuis quatre ans, témoigne de la vie de cette oeuvre pérenne du festival.
Brin d'Guill

Vidéo-projections dans le jardin de l'association Brin d'Guill

La plampe (intervention urbaine)

La « Plampe » (Plante-Lampe) est un luminaire qui s’allume lorsqu’on
l’arrose.
(Im)plantées en milieu urbain ou en intérieur, les Plampes constituent un
véritable « jardin lumineux ». On y retrouve des amis ou ses voisins pour un
parcours ludique et coloré, arrosoir à la main. Chacun en devient alors
responsable et se l’approprie en entretenant sa luminescence.
Les visiteurs de passage dans le jardin forment ainsi une chaîne humaine le
temps d’une soirée.

Un grand merci à Emmanuel Louisgrand pour la mise à disposition du jardin
artistique l’Ilot d’Amarantes.
Crédits photos Patrick Roy et Antoine Gatet.


c'est fini pour cette année...